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	<title>Les livres &#8211; Classiclass-blog</title>
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	<title>Les livres &#8211; Classiclass-blog</title>
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		<title>
  Paul et Virginie – Bernardin de Saint-Pierre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jul 2023 08:45:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les livres]]></category>
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					<description><![CDATA[Au milieu de tant de passions qui nous agitent, notre raison se trouble et s’obscurcit ; mais il est des phares où nous pouvons en rallumer le flambeau : ce sont les lettres.]]></description>
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<p>Au milieu de tant de passions qui nous agitent, notre raison se trouble et s’obscurcit ; mais il est des phares où nous pouvons en rallumer le flambeau : ce sont les lettres.</p>



<p>Les lettres, mon fils, sont un secours du ciel. Ce sont des rayons de cette sagesse qui gouverne l’univers, que l’homme, inspiré par un art céleste, a appris à fixer sur la terre. Semblables aux rayons du soleil, elles éclairent, elles réjouissent, elles échauffent ; c’est un feu divin. Comme le feu, elles approprient toute la nature à notre usage. Par elles nous réunissons autour de nous les choses, les lieux, les hommes et les temps. Ce sont elles qui nous rappellent aux règles de la vie humaine. Elles calment les passions ; elles répriment les vices ; elles excitent les vertus par les exemples augustes des gens de bien qu’elles célèbrent, et dont elles nous présentent les images toujours honorées. Ce sont des filles du ciel qui descendent sur la terre pour charmer les maux du genre humain. Les grands écrivains qu’elles inspirent ont toujours paru dans les temps les plus difficiles à supporter à toute société, les temps de barbarie et ceux de dépravation. Mon fils, les lettres ont consolé une infinité d’hommes plus malheureux que vous : Xénophon, exilé de sa patrie après y avoir ramené dix mille Grecs ; Scipion l’Africain, lassé des calomnies des Romains ; Lucullus, de leurs brigues ; Catinat, de l’ingratitude de sa cour. Les Grecs, si ingénieux, avaient réparti à chacune des Muses qui président aux lettres une partie de notre entendement, pour le gouverner : nous devons donc leur donner nos passions à régir, afin qu’elles leur imposent un joug et un frein. Elles doivent remplir, par rapport aux puissances de notre âme, les mêmes fonctions que les Heures qui attelaient et conduisaient les chevaux du Soleil.</p>



<p>Lisez donc, mon fils. Les sages qui ont écrit avant nous sont des voyageurs qui nous ont précédés dans les sentiers de l’infortune, qui nous tendent la main, et nous invitent à nous joindre à leur compagnie lorsque tout nous abandonne. Un bon livre est un bon ami.</p>
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		<title>
  La Mare au Diable &#8211; George Sand</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 13:10:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les livres]]></category>
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					<description><![CDATA[nous aimons mieux les figures douces et suaves que les scélérats à effet dramatique. Celles-là peuvent entreprendre et amener des conversions, les autres font peur, et la peur ne guérit pas l’égoïsme, elle l’augmente.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><strong>Il s’agit ici de la fin de «&nbsp;l’introduction&nbsp;» (Chapitre I «&nbsp;De l’auteur au lecteur&nbsp;») de ce «&nbsp;roman champêtre&nbsp;».</strong></p>



<p>Albert Dürer, Michel-Ange, Holbein, Callot, Goya, ont fait de puissantes satires des maux de leur siècle et de leur pays. Ce sont des œuvres immortelles, des pages historiques d’une valeur incontestable ; nous ne voulons pas dénier aux artistes le droit de sonder les plaies de la société et de les mettre à nu sous nos yeux ; mais n’y a-t-il pas autre chose à faire maintenant que la peinture d’épouvante et de menace ? Dans cette littérature de mystères d’iniquité, que le talent et l’imagination ont mise à la mode, nous aimons mieux les figures douces et suaves que les scélérats à effet dramatique. Celles-là peuvent entreprendre et amener des conversions, les autres font peur, et la peur ne guérit pas l’égoïsme, elle l’augmente.</p>



<p>Nous croyons que la mission de l’art est une mission de sentiment et d’amour, que le roman d’aujourd’hui devrait remplacer la parabole et l’apologue des temps naïfs, et que l’artiste a une tâche plus large et plus poétique que celle de proposer quelques mesures de prudence et de conciliation pour atténuer l’effroi qu’inspirent ses peintures. Son but devrait être de faire aimer les objets de sa sollicitude, et, au besoin, je ne lui ferais pas un reproche de les embellir un peu. L’art n’est pas une étude de la réalité positive ; c’est une recherche de la vérité idéale, et <em>Le Vicaire de Wakefield</em> fut un livre plus utile et plus sain à l’âme que <em>Le Paysan perverti</em> et <em>Les Liaisons dangereuses*.</em></p>



<p>Lecteur, pardonnez-moi ces réflexions, et veuillez les accepter en manière de préface. Il n’y en aura point dans l’historiette que je vais vous raconter, et elle sera si courte et si simple que j’avais besoin de m’en excuser d’avance, en vous disant ce que je pense des histoires terribles.</p>



<p>C’est à propos d’un laboureur que je me suis laissé entraîner à cette digression. C’est l’histoire d’un laboureur précisément que j’avais l’intention de vous dire et que je vous dirai tout à l’heure.</p>



<p>* <em>Le Vicaire de Wakefield</em> (1766) est un roman très moral de l’écrivain anglais, Olivier Goldsmith ; il eut un grand succès en France. <em>Le Paysan perverti</em> (1775) de Restif de la Bretonne et <em>Les Liaisons dangereuses</em> (1782) de Choderlos de Laclos peignent au contraire, avec cynisme, les mœurs corrompues d’une frange de la société française du XVIIIe siècle.</p>
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		<title>
  Les Démons (Les Possédés) – Dostoïevski</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Jul 2023 11:50:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les livres]]></category>
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					<description><![CDATA[– Écoutez, j’ai l’intention de monter ici un atelier de reliure, cet établissement serait fondé sur les principes relationnels de l’association. Comme vous habitez la ville, qu’en pensez-vous ? Ai-je des chances de succès ?
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p>– Écoutez, j’ai l’intention de monter ici un atelier de reliure, cet établissement serait fondé sur les principes relationnels de l’association. Comme vous habitez la ville, qu’en pensez-vous ? Ai-je des chances de succès ?</p>



<p>– Eh ! Marie, chez nous on ne lit pas ; il n’y a même pas de livres. Et il en ferait relier ?</p>



<p>– Qui ? il !</p>



<p>– Le lecteur d’ici, l’habitant de la ville en général, Marie.</p>



<p>– Eh bien, alors exprimez-vous plus clairement, au lieu de dire : il, on ne sait pas à qui se rapporte ce pronom. Vous ne connaissez pas la grammaire.</p>



<p>– C’est dans l’esprit de la langue, Marie, balbutia Chatoff.</p>



<p>– Ah ! laissez-moi tranquille avec votre esprit, vous m’ennuyez. Pourquoi le lecteur ou l’habitant de la ville ne fera-t-il pas relier ses livres ?</p>



<p>– Parce que lire un livre et le faire relier sont deux opérations qui correspondent à deux degrés de civilisation très différents. D’abord, il s’habitue peu à peu à lire, ce qui, bien entendu, demande des siècles ; mais il n’a aucun soin du livre, le considérant comme un objet sans importance. Le fait de donner un livre à relier suppose déjà le respect du livre ; cela indique que non seulement, il a pris goût à la lecture, mais encore qu’il la tient en estime. L’Europe depuis longtemps fait relier ses livres, la Russie n’en est pas encore là.</p>



<p>– Quoique dit d’une façon pédantesque, cela, du moins, n’est pas bête et me reporte à trois ans en arrière ; vous aviez parfois assez d’esprit il y a trois ans.</p>



<p>Elle prononça ces mots du même ton dédaigneux que toutes les phrases précédentes.</p>



<p>– Marie, Marie, reprit avec émotion Chatoff, – Ô Marie ! Si tu savais tout ce qui s’est passé durant ces trois ans ! J’ai entendu dire que tu me méprisais à cause du changement survenu dans mes opinions. Qui donc ai-je quitté ? Des ennemis de la vraie vie, des libérâtres arriérés, craignant leur propre indépendance ; des laquais de la pensée, hostiles à la personnalité et à la liberté ; des prédicateurs décrépits de la charogne et de la pourriture ! Qu’y a-t-il chez eux ? La sénilité, la médiocrité dorée, l’incapacité la plus bourgeoise et la plus plate, une égalité envieuse, une égalité sans mérite personnel, l’égalité comme l’entend un laquais ou comme la comprenait un Français de 93&#8230; Mais le pire, c’est qu’ils sont tous des coquins !</p>



<p></p>



<p><strong><a href="https://classiclass-blog.com/fiodor-mikhailovitch-dostoievski/" data-type="URL" data-id="https://classiclass-blog.com/fiodor-mikhailovitch-dostoievski/">Vous pouvez cliquez ici pour une petite biographie de Dostoïevski</a></strong></p>
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		<title>
  Les Souffrances du jeune Werther &#8211; Goethe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Jul 2023 13:50:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les livres]]></category>
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					<description><![CDATA[comme il m’arrive rarement de pouvoir prendre un livre, il faut qu’il soit parfaitement à mon goût. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p>La cousine demanda à Charlotte si elle avait achevé le livre qu’elle lui avait envoyé dernièrement. «&nbsp;Non, dit-elle, il ne me plaît pas&nbsp;; je suis prête à vous le rendre. Le précédent ne valait pas mieux.&nbsp;» Je fus bien surpris, lorsqu’ayant demandé quels étaient ces livres, elle me répondit…<sup>1</sup> Je trouvais un sens remarquable à tout ce qu’elle disait&nbsp;; à chaque mot, je voyais briller de nouveaux charmes, de nouveaux rayons d’intelligence, sur son visage, qui semblait peu à peu s’épanouir, parce qu’elle sentait que je la comprenais.</p>



<p>«&nbsp;Quand j’étais plus jeune, dit-elle, je n’aimais rien comme les romans. Dieu sait quel plaisir c’était pour moi, lorsque, le dimanche, je pouvais m’asseoir dans un coin et m’intéresser, de tout mon cœur, au bonheur ou à l’infortune d’une miss Jenny. Je ne nierai pas non plus que ce genre de livres n’ait encore pour moi quelques charmes&nbsp;; mais, comme il m’arrive rarement de pouvoir prendre un livre, il faut qu’il soit parfaitement à mon goût. L’auteur que je préfère est celui dans lequel je trouve le monde où je vis, chez qui les choses se passent comme autour de moi, et dont le récit m’attache et m’intéresse autant que ma propre vie domestique, qui n’est pas un paradis, sans doute, mais qui, à tout prendre, est une source de bonheur inexprimable.&nbsp;»</p>



<p>Je m’efforçais de cacher l’émotion que me causaient ces paroles, mais je ne fus pas longtemps maître de moi, car, lorsque je l’entendis parler incidemment, avec tant de vérité, du Vicaire de Wakefield, de….<sup>2</sup> je fus transporté…</p>



<p></p>



<p>1. On se voit obligé de supprimer ce passage de la lettre, pour ne donner à personne sujet de se plaindre, bien que, dans le fond, tout écrivain doive attacher peu d’importance aux jugements d’une jeune fille et d’un jeune homme fantasque. (Note de l’auteur.)</p>



<p>2. On a retranché encore les noms de quelques auteurs nationaux. Ceux qui ont part à l’approbation de Charlotte le sentiront dans leur propre cœur, s’ils viennent à lire celle lettre, et du reste personne n’a besoin de connaître ses préférences (Note de l’auteur.)</p>
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