<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le pays natal &#8211; Classiclass-blog</title>
	<atom:link href="https://classiclass-blog.com/category/le-pays-natal/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://classiclass-blog.com</link>
	<description>Classiclass-blog</description>
	<lastBuildDate>Sat, 26 Aug 2023 17:12:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9</generator>

<image>
	<url>https://classiclass-blog.com/wp-content/uploads/2023/07/cropped-logo-classiclass-1-32x32.png</url>
	<title>Le pays natal &#8211; Classiclass-blog</title>
	<link>https://classiclass-blog.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>
  Lord Jim &#8211; Joseph Conrad</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/lord-jim-joseph-conrad/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/lord-jim-joseph-conrad/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:17:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2702</guid>

					<description><![CDATA[Je retournais donc au pays, je vous le répète, à ce pays assez lointain pour que tous les foyers y deviennent comme un seul foyer, auquel le plus humble d’entre nous a le droit de s’asseoir. Illustres ou obscurs, nous errons par milliers à la surface du globe, pour amasser au-delà des mers argent ou gloire, ou gagner seulement une croûte de pain ; mais il me semble que pour chacun de nous le retour au pays constitue une sorte de reddition de comptes. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Le narrateur, Marlowe, un marin, raconte dans le roman la vie d&rsquo;un autre marin, Lord Jim. Celui-ci a connu un « début de carrière » dont il n&rsquo;est pas très fier&#8230; Marlowe évoque ici le retour au pays natal. &nbsp;</em></p>



<p>Je retournais donc au pays, je vous le répète, à ce pays assez lointain pour que tous les foyers y deviennent comme un seul foyer, auquel le plus humble d’entre nous a le droit de s’asseoir. Illustres ou obscurs, nous errons par milliers à la surface du globe, pour amasser au-delà des mers argent ou gloire, ou gagner seulement une croûte de pain&nbsp;; mais il me semble que pour chacun de nous le retour au pays constitue une sorte de reddition de comptes. Nous rentrons pour affronter nos supérieurs, nos parents, nos amis, ceux à qui nous obéissons et ceux que nous aimons… mais les êtres mêmes qui n’ont personne, les plus dépouillés, les plus solitaires, les plus libérés de juges et de liens, ceux pour qui le foyer ne comporte ni chers visages ni voix familières, – doivent affronter l’âme du pays, l’âme qui flotte dans son air et dans son ciel, sur ses vallées et sur ses collines, sur ses champs, ses eaux et ses bois, comme un muet ami, un juge et un inspirateur. Dites ce que vous voudrez, mais pour retrouver la joie du pays, pour affronter sa vérité et respirer sa paix, il faut rentrer avec la conscience libre. Tout cela peut vous paraître pure sentimentalité, et peu d’entre nous, en effet, ont le désir ou la faculté de regarder consciencieusement sous la surface des émotions familières. Il y a les jeunes filles que nous aimons, les hommes vers qui nous levons les yeux, les tendresses, les amitiés, les occasions, les plaisirs… Mais le fait reste entier&nbsp;; il faut avoir les mains propres pour toucher à sa récompense, si l’on ne veut pas la voir changée en feuilles mortes entre les doigts. Je crois que ce sont les isolés, les êtres sans foyer et sans affection, ceux qui ne retournent pas à une maison, mais au pays lui-même, pour retrouver son âme désincarnée, éternelle et immuable, je crois que ce sont ceux-là qui éprouvent le mieux sa sévérité et sa puissance rédemptrice, la grâce de son droit séculaire à notre fidélité et à notre soumission. Oui, si nous ne sommes pas nombreux à comprendre cela, nous le sentons tous, et je dis tous, sans exception, car ceux qui ne le sentent pas ne comptent pas non plus. Tout brin d’herbe a son petit coin de terre d’où il tire vie et force, et l’homme aussi est enraciné dans une terre spéciale d’où il tire sa foi en même temps que sa vie. Je ne sais jusqu’à quel point Jim comprenait, mais je sais qu’il sentait&nbsp;; il sentait confusément mais d’intense façon, la nécessité d’une telle vérité,… ou d’une telle illusion&nbsp;; peu m’importe le nom que vous lui donnerez&nbsp;; cela fait une bien petite différence, et cette différence-là signifie si peu&nbsp;! Le certain, c’est qu’en raison de tels sentiments, il attachait, lui, de l’importance à un retour. Il ne retournerait jamais au pays, jamais&nbsp;! S’il avait été capable de manifestations pittoresques, il eût frémi à cette seule pensée, et vous eût fait frémir aussi. Mais il n’était pas homme à s’abandonner à de telles faiblesses, bien qu’à sa façon, ce fût un expressif. À l’idée d’un tel retour, il serait devenu désespérément raide et impassible, le menton baissé et la lèvre boudeuse, cependant que ses yeux bleus candides auraient lancé un éclair sous les sourcils froncés, comme devant une pensée intolérable et révoltante. Il y avait de l’imagination sous ce crâne dur que l’épaisse chevelure crépue coiffait comme d’un casque. Pour moi qui n’ai pas d’imagination (je serais plus rassuré aujourd’hui sur son sort, si j’en avais), je ne veux pas vous faire croire que je me représentasse l’âme du pays surgissant au-dessus des blanches falaises de Douvres, pour me demander ce que j’avais fait, – moi qui revenais sans os cassés, – de mon très jeune frère. Je savais trop bien qu’il était de ces êtres sur le sort desquels il n’y a point d’enquête&nbsp;; j’avais vu des hommes qui valaient mieux que lui disparaître et s’évanouir à jamais, sans provoquer une manifestation de curiosité ou de regret. Ainsi qu’il sied aux génies de vaste envergure, l’âme du pays n’a cure de vies innombrables. Malheur aux traînards&nbsp;! Nous n’existons qu’à notre place dans le rang&nbsp;! Il était resté en arrière et n’avait pas su rester à la hauteur de ses camarades, mais il le sentait avec une intensité qui le rendait touchant, au même titre que la vie plus intense d’un homme rend sa mort plus émouvante que celle d’un arbre. Je m’étais trouvé à point sur sa route, et j’avais été touché, voilà toute l’histoire.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/lord-jim-joseph-conrad/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>
  Poème : Heureux qui comme Ulysse &#8211; Joachim du Bellay</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/poeme-heureux-qui-comme-ulysse-joachim-du-bellay/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/poeme-heureux-qui-comme-ulysse-joachim-du-bellay/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:15:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2700</guid>

					<description><![CDATA[Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p>Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,<br>Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,<br>Et puis est retourné, plein d&rsquo;usage et raison,<br>Vivre entre ses parents le reste de son âge !<br><br>Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village<br>Fumer la cheminée, et en quelle saison<br>Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,<br>Qui m&rsquo;est une province, et beaucoup davantage ?<br><br>Plus me plaît le séjour qu&rsquo;ont bâti mes aïeux,<br>Que des palais Romains le front audacieux,<br>Plus que le marbre dur me plaît l&rsquo;ardoise fine :<br><br>Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,<br>Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,<br>Et plus que l&rsquo;air marin la doulceur angevine.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/poeme-heureux-qui-comme-ulysse-joachim-du-bellay/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>
  Les Fiancés &#8211; Alessandro Manzoni</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/les-fiances-alessandro-manzoni/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/les-fiances-alessandro-manzoni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:08:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2698</guid>

					<description><![CDATA[elle suivit de ses regards les pentes du terrain jusqu’à son village, et les fixa vers son extrémité ; elle aperçut sa petite maison ; elle aperçut le feuillage touffu du figuier qui dépassait le mur de la cour ; elle aperçut la fenêtre de sa chambre ; et, posant le bras sur le bord de la barque au fond de laquelle elle était assise, elle baissa le front sur ce bras comme pour dormir, et pleura secrètement.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Trois voyageurs quittent leur pays natal&#8230;</em></p>



<p>elle suivit de ses regards les pentes du terrain jusqu’à son village, et les fixa vers son extrémité&nbsp;; elle aperçut sa petite maison&nbsp;; elle aperçut le feuillage touffu du figuier qui dépassait le mur de la cour&nbsp;; elle aperçut la fenêtre de sa chambre&nbsp;; et, posant le bras sur le bord de la barque au fond de laquelle elle était assise, elle baissa le front sur ce bras comme pour dormir, et pleura secrètement.</p>



<p>Adieu, montagnes sortant du fond des eaux et s’élevant jusqu’au ciel&nbsp;; cimes inégales, connues de celui qui a passé parmi vous le premier âge de sa vie, et non moins gravées dans son esprit que les traits de ses plus proches&nbsp;; torrent dont il distingue le murmure comme le son des voix domestiques&nbsp;; champêtres habitations éparses et blanches sur le penchant du coteau, comme des troupeaux de brebis au pâturage&nbsp;; adieu&nbsp;! Qu’il est triste le pas de celui qui a grandi parmi vous et qui vous laisse&nbsp;! Pour celui-là même qui, volontairement, s’éloigne de vous, poussé par l’espérance de faire fortune ailleurs, les rêves de richesse qui l’entraînent perdent en ce moment leur attrait, charme qui l’avait séduit&nbsp;; il s’étonne de la résolution qu’il a pu prendre&nbsp;; il retournerait sur ses pas, s’il ne pensait qu’il reviendra et reviendra riche un jour. À mesure qu’il avance dans la plaine, son œil se retire, dégoûté, lassé, de cette vaste <a></a>uniformité qu’il y trouve&nbsp;; l’air lui semble pesant et mort&nbsp;; il entre avec tristesse et distraction dans les villes bruyantes&nbsp;; ces maisons jointes à des maisons, ces rues aboutissant à des rues, lui semblent un obstacle à sa respiration&nbsp;; et, devant les édifices que l’étranger admire, il pense, avec un désir inquiet, au petit champ, à la petite maison de son pays, que, depuis longtemps, il convoite et qu’il achètera lorsqu’il reviendra nanti de fonds à ses montagnes.</p>



<p>Mais que dire de celle qui n’avait jamais porté, au-delà de ces lieux mêmes, un désir fugitif, dont tous les projets d’avenir y étaient concentrés, et qui en est tout à coup jetée au loin par une force perverse&nbsp;? Que dire de ce qu’elle ressent, lorsque, tout à la fois arrachée à ses plus chères habitudes et à ses plus douces espérances, elle abandonne les montagnes qu’elle aime, pour aller chercher des personnes inconnues qu’elle n’a jamais désiré de connaître, et lorsqu’elle ne peut même entrevoir le moment fixé pour son retour&nbsp;? Adieu cette maison où elle est née, où, assise et occupée d’une pensée qui se cachait au fond de son âme, elle apprit à distinguer de tous les autres pas un pas attendu dans une mystérieuse crainte&nbsp;! Adieu cette maison encore étrangère, cette maison sur laquelle tant de fois, en passant, elle avait jeté un regard à la dérobée et non sans rougir&nbsp;; où son imagination se plaisait à se représenter le séjour tranquille et perpétuel d’une épouse&nbsp;! Adieu cette église où son âme jouit tant de fois de sa sérénité, en chantant les louanges du Seigneur&nbsp;; où une cérémonie avait été promise et préparée&nbsp;; où le soupir secret du cœur devait être solennellement béni, l’amour être commandé et s’appeler saint&nbsp;; adieu&nbsp;! Celui qui vous donnait tant de charmes est partout, et il ne trouble jamais la joie de ses enfants que pour leur en préparer une plus grande et plus sûre.</p>



<p>Telle était la nature des pensées, si ce n’étaient les pensées mêmes, de Lucia, peu différentes de celles des deux autres voyageurs, pendant que la barque les rapprochait de la rive droite de l’Adda.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/les-fiances-alessandro-manzoni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>
  Gatsby le magnifique &#8211; Francis Scott Fitzgerald</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/gatsby-le-magnifique-francis-scott-fitzgerald/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/gatsby-le-magnifique-francis-scott-fitzgerald/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:06:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2694</guid>

					<description><![CDATA[Un de mes souvenirs les plus vivants est celui de mes retours dans l’Ouest au sortir du collège, et plus tard de l’Université, aux vacances de Noël. Ceux qui allaient plus loin que Chicago se rassemblaient dans l’obscure gare de l’Union à six heures, un soir de décembre, avec quelques amis de Chicago, déjà pris par leurs gaietés de fête, pour leur dire un adieu rapide. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em><strong>Le narrateur, Carraway, issu d&rsquo;une famille de la région du Midwest, est parti travailler à New-York et c&rsquo;est là notamment qu’il a rencontré Gatsby, le personnage principal du roman…</strong></em></p>



<p>Un de mes souvenirs les plus vivants est celui de mes retours dans l’Ouest au sortir du collège, et plus tard de l’Université, aux vacances de Noël. Ceux qui allaient plus loin que Chicago se rassemblaient dans l’obscure gare de l’Union à six heures, un soir de décembre, avec quelques amis de Chicago, déjà pris par leurs gaietés de fête, pour leur dire un adieu rapide. Je me souviens des fourrures des jeunes filles qui revenaient du pensionnat de Miss une Telle ou de Miss Telle autre, et du bavardage à haleines gelées et des mains qui s’agitaient au-dessus des têtes quand nous apercevions des vieilles connaissances, et des rivalités dans les invitations : « Tu vas chez les Ordways ? Les Herseys ? Les Schultzes ? » et les longs tickets verts que tenaient fermement nos mains gantées. Enfin les wagons jaune sale de la ligne de Chicago, Milwaukee et Saint-Paul, l’air aussi joyeux que Noël lui-même, sur la voie, à côté des portillons.<br>Quand on démarrait dans la nuit d’hiver et que la vraie neige, notre neige, commençait à s’étendre de part et d’autre et à étinceler contre les vitres, que les faibles lumières des petites gares du Wisconsin glissaient sur notre route, l’air tout à coup se faisait invigorant. Nous aspirions profondément en rentrant du wagon-restaurant par les froids vestibules à soufflet, sentant inexprimablement notre densité personnelle dans cette contrée pendant une heure, une heure étrange, avant de nous fondre à nouveau en elle, de nous y incorporer.</p>



<p>C’est ça, mon Middle-West – non le blé, ni les savanes, ni les hameaux perdus, peuplés de Suédois, mais les retours émouvants par les trains de ma jeunesse, et les réverbères dans les rues, et les clochettes des traîneaux dans l’obscurité glacée, et les ombres des couronnes de houx projetées sur la neige par les fenêtres illuminées. Je fais partie de tout cela, un peu grave à cause de la sensation que m’ont laissée ces longs hivers, un peu fier d’avoir grandi dans la maison Carraway dans une ville où, à travers les décades, on continue de désigner les demeures par des noms de famille. Je vois bien maintenant que ce récit a été, tout compte fait, une histoire du Middle-West – Tom et Gatsby, Daisy, Jordan et moi, étions tous originaires du Middle-West. Peut-être chez nous tous un trait faisait défaut, ce qui, subtilement, nous rendait inassimilables à la vie des États de l’Est.</p>



<p></p>



<p><strong><em>Pour aller plus loin </em></strong>:<br><em><strong>Une version au cinéma est assez « fidèle » à l&rsquo;esprit du livre : Gatsby, le magnifique du metteur en scène Baz Luhrmann avec Léonardo Di Caprio.<br>Le metteur en scène australien, toujours avec le même acteur, a aussi réalisé Roméo et Juliette de Shakespeare, en version moderne mais avec les textes d&rsquo;origine.</strong></em></p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/gatsby-le-magnifique-francis-scott-fitzgerald/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>
  La Lettre écarlate &#8211; Nathaniel Hawthorne</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/la-lettre-ecarlate-nathaniel-hawthorne-pays-natal/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/la-lettre-ecarlate-nathaniel-hawthorne-pays-natal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:02:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2690</guid>

					<description><![CDATA[Ces longs rapports entre une famille et son lieu de naissance et de sépulture créent entre un être humain et une localité un lien de parenté qui n’a rien à voir avec l’aspect du pays ni avec les circonstances. Ce n’est pas de l’amour, mais de l’instinct.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Le narrateur est issu d&rsquo;une très ancienne famille de Salem, dans l’Etat du Massachusetts, au nord-est des Etats-Unis. La ville de Salem est célèbre pour les procès en sorcellerie qui s y sont déroulés en 1692 et 1693. L’arrière-arrière-grand-père de l&rsquo;écrivain, John Hathorne, fut un des juges de ces procès qui ont marqué l&rsquo;Histoire des Etats-Unis. On dit que Nathaniel ajouta un «&nbsp;w&nbsp;» à son nom pour se démarquer du souvenir de son ancêtre&#8230;</em></p>



<p>Ces longs rapports entre une famille et son lieu de naissance et de sépulture créent entre un être humain et une localité un lien de parenté qui n’a rien à voir avec l’aspect du pays ni avec les circonstances. Ce n’est pas de l’amour, mais de l’instinct. Le nouvel habitant de Salem, celui qui vient de l’étranger, ou dont en venait le père ou le grand-père, n’a que peu de droits au titre de Salemite. Il n’a aucune idée de la ténacité d’huître avec laquelle un vieux colon qui approche de son tricentenaire s’incruste dans cet endroit de toutes les forces de générations successives. Il n’importe absolument pas qu’à ses yeux la ville soit morne, qu’il soit las des vieilles maisons de bois, de la boue et de la poussière, du bas niveau de l’altitude et des sentiments, du vent d’est glacial et d’une atmosphère sociale plus glaciale encore – tout cela et tous les autres défauts qu’il peut voir ou qu’il imagine ne changent rien à rien. Le charme subsiste et agit aussi puissamment que si ce lieu de naissance était un Paradis Terrestre. Il en a été ainsi en mon cas. Tandis qu’un représentant de ma race descendait au tombeau, un autre n’était-il pas toujours venu le relever, pour ainsi dire, de la garde qu’il montait à titre de passant dans la Grand-Rue ? J’ai senti que c’était en quelque sorte mon destin d’habiter Salem afin qu’un type physique et une tournure de caractère qui, toujours, constituèrent un des traits familiers de la vieille ville, continuent d’y figurer ma courte vie durant. Ce sentiment est pourtant en lui-même la preuve que le lien en question est devenu malsain et qu’il est temps de procéder à une séparation. La nature humaine, pas plus qu’un plant de pommes de terre, ne saurait prospérer si on la pique et repique pendant trop de générations dans le même sol. Mes enfants ont eu d’autres lieux de naissance et, dans la mesure où je pourrai agir sur leurs destinées, ils iront enfoncer des racines dans un sol nouveau.</p>



<p>Quand je quittai le vieux presbytère, ce fut surtout cet étrange, cet indolent et morne attachement pour ma ville natale qui me poussa à venir occuper un poste dans le susdit édifice en briques de l’Oncle Sam alors que j’aurais aussi bien, voire mieux fait d’aller ailleurs. Mon destin se ressaisissait de moi. Ce n’était pas la première fois ni la seconde que j’étais parti de Salem – pour toujours semblait-il – et que je revenais, tel un sou faux, ou comme si Salem était pour moi le centre du monde.<br>C’est donc ainsi qu’un beau matin j’escaladai l’escalier de granit, nomination en poche, pour apparaître au corps des fonctionnaires qui allaient m’aider à porter mes lourdes responsabilités d’inspecteur des Douanes.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/la-lettre-ecarlate-nathaniel-hawthorne-pays-natal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>
  Les Souffrances du jeune Werther &#8211; Goethe</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/les-souffrances-du-jeune-werther-goethe-pays-natal/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/les-souffrances-du-jeune-werther-goethe-pays-natal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 13:58:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2688</guid>

					<description><![CDATA[Jamais pèlerin n’a visité les saints lieux avec plus de piété que moi les lieux qui m’ont vu naître, et n’a éprouvé plus de sentiments inattendus. Près d’un grand tilleul qui se trouve à un quart de lieue de la ville, je fis arrêter, descendis de voiture, et dis au postillon d’aller en avant, pour cheminer moi-même à pied et goûter toute la nouveauté, toute la vivacité de chaque réminiscence. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Werther écrit à son ami et évoque son retour au pays natal.</em></p>



<p>9 mai.<br>Jamais pèlerin n’a visité les saints lieux avec plus de piété que moi les lieux qui m’ont vu naître, et n’a éprouvé plus de sentiments inattendus. Près d’un grand tilleul qui se trouve à un quart de lieue de la ville, je fis arrêter, descendis de voiture, et dis au postillon d’aller en avant, pour cheminer moi-même à pied et goûter toute la nouveauté, toute la vivacité de chaque réminiscence. Je m’arrêtai là, sous ce tilleul qui était dans mon enfance le but et le terme de mes promenades. Quel changement ! Alors, dans une heureuse ignorance, je m’élançais plein de désirs dans ce monde inconnu, où j’espérais pour mon cœur tant de vraies jouissances qui devaient le remplir au comble. Maintenant je revenais de ce monde. O mon ami ! que d’espérances déçues ! que de plans renversés ! J’avais devant les yeux cette chaîne de montagnes qu’enfant j’ai tant de fois contemplée avec un œil d’envie : alors je restais là assis des heures entières ; je me transportais au loin en idée ; toute mon âme se perdait dans ces forêts, dans ces vallées, qui semblaient me sourire dans le lointain, enveloppées de leur voile de vapeurs ; et lorsqu’il fallait me retirer, que j’avais de peine à m’arracher à tous mes points de vue ! Je m’approchai du bourg ; je saluai les jardins et les petites maisons que je reconnaissais : les nouvelles ne me plurent point ; tous les changements me faisaient mal. J’arrivai à la porte, et je me retrouvai à l’instant tout entier. Mon ami, je n’entrerai dans aucun détail ; quelque charme qu’ait eu pour moi tout ce que je vis, je ne te ferais qu’un récit monotone. J’avais résolu de prendre mon logement sur la place, justement auprès de notre ancienne maison. En y allant, je remarquai que l’école où une bonne vieille nous rassemblait dans notre enfance avait été changée en une boutique d’épicier. Je me rappelai l’inquiétude, les larmes, la mélancolie et les serrements de cœur que j’avais essuyés dans ce trou. Je ne faisais pas un pas qui n’amenât un souvenir. Non, je le répète, un pèlerin de la terre sainte trouve moins d’endroits de religieuse mémoire, et son âme n’est peut-être pas aussi remplie de saintes affections. Encore un exemple : Je descendis la rivière jusqu’à une certaine métairie où j’allais aussi fort souvent autrefois ; c’est un petit endroit où nous autres enfants faisions des ricochets à qui mieux mieux. Je me rappelle si bien comme je m’arrêtais quelquefois à regarder couler l’eau, avec quelles singulières conjectures j’en suivais le cours ; les idées merveilleuses que je me faisais des régions où elle parvenait ; comme mon imagination trouvait bientôt des limites, et pourtant ne pouvait s’arrêter, et se sentait forcée d’aller plus loin, plus loin encore, jusqu’à ce qu’enfin je me perdais dans la contemplation d’un éloignement infini. Vois-tu, mon ami ? nos bons aïeux n’en savaient pas plus long ; ils étaient bornés à ce sentiment enfantin, et il y avait pourtant bien quelque grandiose dans leur crédulité naïve. Quand Ulysse parle de la mer immense, de la terre infinie, cela n’est-il pas plus vrai, plus proportionné à l’homme, plus mystérieux à la fois et plus sensible, que quand un écolier se croit aujourd’hui un prodige de science parce qu’il peut répéter qu’ell<a></a>e est ronde ? La terre&#8230; il n’en faut à l’homme que quelques mottes pour soutenir sa vie, et moins encore pour y reposer ses restes.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/les-souffrances-du-jeune-werther-goethe-pays-natal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>
  Le Horla &#8211; Guy de Maupassant</title>
		<link>https://classiclass-blog.com/le-horla-guy-de-maupassant-pays-natal/</link>
					<comments>https://classiclass-blog.com/le-horla-guy-de-maupassant-pays-natal/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 13:55:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Le pays natal]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://classiclass-blog.com/?p=2686</guid>

					<description><![CDATA[Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière. J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Une nouvelle fantastique de Maupassant. Il s&rsquo;agit ici de l&rsquo;incipit*</em></p>



<p>8 mai. – Quelle journée admirable ! J’ai passé toute la matinée étendu sur l’herbe, devant ma maison, sous l’énorme platane qui la couvre, l’abrite et l’ombrage tout entière. J’aime ce pays, et j’aime y vivre parce que j’y ai mes racines, ces profondes et délicates racines, qui attachent un homme à la terre où sont nés et morts ses aïeux, qui l’attachent à ce qu’on pense et à ce qu’on mange, aux usages comme aux nourritures, aux locutions locales, aux intonations des paysans, aux odeurs du sol, des villages et de l’air lui-même.</p>



<p>J’aime ma maison où j’ai grandi. De mes fenêtres, je vois la Seine qui coule, le long de mon jardin, derrière la route, presque chez moi, la grande et large Seine qui va de Rouen au Havre, couverte de bateaux qui passent. À gauche, là-bas, Rouen, la vaste ville aux toits bleus, sous le peuple pointu des clochers gothiques. Ils sont innombrables, frêles ou larges, dominés par la flèche de fonte de la cathédrale, et pleins de cloches qui sonnent dans l’air bleu des belles matinées, jetant jusqu’à moi leur doux et lointain bourdonnement de fer, leur chant d’airain que la brise m’apporte, tantôt plus fort et tantôt plus affaibli, suivant qu’elle s’éveille ou s’assoupit. Comme il faisait bon ce matin ! Vers onze heures, un long convoi de navires, traînés par un remorqueur, gros comme une mouche, et qui râlait de peine en vomissant une fumée épaisse, défila devant ma grille. Après deux goélettes anglaises, dont le pavillon rouge ondoyait sur le ciel, venait un superbe trois-mâts brésilien, tout blanc, admirablement propre et luisant. Je le saluai, je ne sais pourquoi, tant ce navire me fit plaisir à voir.</p>



<p></p>



<p>*incipit : premiers mots d&rsquo;un livre. </p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://classiclass-blog.com/le-horla-guy-de-maupassant-pays-natal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
