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	<title>Les Enfants &#8211; Classiclass-blog</title>
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	<title>Les Enfants &#8211; Classiclass-blog</title>
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		<title>
  L’Idiot &#8211; Dostoïevski</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:30:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[Là-bas... dans ce village suisse, il y avait toujours des enfants; je passais tout mon temps avec eux et rien qu’avec eux. C’était toute la bande des écoliers du village. On ne peut pas dire que je les instruisais ; oh non ! c’était l’affaire du maître d’école, qui s’appelait Jules Thibaut ; mettons que j’aie contribué à leur instruction...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><strong><em>Le personnage de «&nbsp;l&rsquo;Idiot&nbsp;» retourne en Russie après un long séjour à l&rsquo;étranger. Un des cinq «&nbsp;grands romans&nbsp;» de <a href="https://classiclass-blog.com/fiodor-mikhailovitch-dostoievski/" data-type="post" data-id="2661">l’écrivain russe Dostoïevski (1821 – 1881)</a>.</em></strong></p>



<p><em><strong>Dans ce passage, celui qui raconte cette histoire est le personnage principal du roman, « l&rsquo;idiot » ; il a une vingtaine d’années à ce moment-là, et séjourne en Suisse pour se soigner.</strong></em></p>



<p>(chap.VI)</p>



<p>Là-bas&#8230; dans ce village suisse, il y avait toujours des enfants; je passais tout mon temps avec eux et rien qu’avec eux. C’était toute la bande des écoliers du village. On ne peut pas dire que je les instruisais ; oh non ! c’était l’affaire du maître d’école, qui s’appelait Jules Thibaut ; mettons que j’aie contribué à leur instruction, mais il est plus exact de dire que j’ai vécu parmi eux et que c’est ainsi que se sont écoulées mes quatre années. Je n’avais pas besoin d’une autre société.</p>



<p>Je leur disais tout, je ne leur cachais rien. Leurs pères et parents se fâchèrent tous contre moi parce que ces enfants finissaient par ne plus pouvoir se passer de moi ; ils se groupaient toujours à mes côtés, si bien que le maître d’école lui-même devint mon plus grand ennemi. Je m’aliénai là-bas beaucoup d’autres gens, toujours à cause des enfants. Schneider même me gourmanda* à ce sujet.</p>



<p>Qu’appréhendaient-ils donc ? On peut tout dire à un enfant, tout ; j’ai toujours été surpris de voir combien les grandes personnes, à commencer par les pères et mères, connaissaient mal les enfants. On ne doit rien cacher aux enfants sous le prétexte qu’ils sont petits et qu’il est trop tôt pour leur apprendre quelque chose. Quelle triste et malencontreuse idée ! Les enfants eux-mêmes s’aperçoivent que leurs parents les croient trop petits et incapables de comprendre, alors qu’en réalité ils comprennent tout. Les grandes personnes ne savent pas qu’un enfant peut donner un conseil de la plus haute importance, même dans une affaire extrêmement compliquée. Oh mon Dieu ! quand un de ces jolis oisillons vous regarde avec son air confiant et heureux, vous avez honte de le tromper ! Si je les appelle oisillons, c’est parce qu’il n’y a rien au monde de meilleur qu’un petit oiseau. D’ailleurs, si tout le monde m’en a voulu au village, cela a été surtout la conséquence d’un incident&#8230; Quant à Thibaut c’était simplement la jalousie qui l’indisposait à mon égard ; il commença par hocher la tête et s’étonner de voir les enfants saisir tout ce que je leur disais, tandis qu’il se faisait à peine comprendre d’eux. Puis il se mit à se moquer de moi lorsque je lui déclarai que ni lui ni moi ne leur apprendrions rien, et que c’était plutôt d’eux que nous avions à apprendre. Comment a-t-il pu m’envier et me calomnier, alors que lui-même vivait au milieu des enfants ? au contact des enfants l’âme s’assainit.</p>



<p>(&#8230;)</p>



<p>Ils vinrent à maintes reprises me trouver en me priant tous de leur raconter quelque chose. À en juger par leur extrême attention à m’écouter, j’eus l’impression que je les intéressais. Dans la suite, je me mis à étudier et à lire dans le seul dessein de les faire profiter de ce que j’apprenais. Ce fut pendant trois ans mon occupation. Plus tard, lorsque tout le monde, y compris Schneider, me reprocha de leur avoir parlé comme à des adultes et de ne leur avoir rien caché, je répliquai que c’était une honte de mentir aux enfants, que ceux-ci n’en étaient pas moins au courant de tout, mais que, si on leur faisait des mystères, ils s’instruisaient sous une forme qui souillait leur imagination, ce qui n’était pas le cas pour ce que, moi, je leur apprenais. Sur ce point chacun n’a qu’à évoquer ses souvenirs d’enfance.</p>



<p></p>



<p>*gourmander&nbsp;: réprimander, gronder</p>



<p><a href="https://classiclass-blog.com/fiodor-mikhailovitch-dostoievski/">Pour lire une petite biographie de Dostoïevski, c&rsquo;est ici</a></p>
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		<title>
  Le Père Goriot &#8211; Balzac</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:41:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[L’éducation de ses deux filles fut naturellement déraisonnable. Riche de plus de soixante mille livres de rente, et ne dépensant pas douze cents francs pour lui, le bonheur de Goriot était de satisfaire les fantaisies de ses filles...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p>L’éducation de ses deux filles fut naturellement déraisonnable. Riche de plus de soixante mille livres de rente, et ne dépensant pas douze cents francs pour lui, le bonheur de Goriot était de satisfaire les fantaisies de ses filles : les plus excellents maîtres furent chargés de les douer des talents qui signalent une bonne éducation, elles eurent une demoiselle de compagnie, heureusement pour elles, ce fut une femme d’esprit et de goût, elles allaient à cheval, elles avaient voiture, elles vivaient comme auraient vécu les maîtresses d’un vieux seigneur riche ; il leur suffisait d’exprimer les plus coûteux désirs pour voir leur père s’empressant de les combler ; il ne demandait qu’une caresse en retour de ses offrandes. Goriot mettait ses filles au rang des anges, et nécessairement au-dessus de lui, le pauvre homme ! il aimait jusqu’au mal qu’elles lui faisaient. Quand ses filles furent en âge d’être mariées, elles purent choisir leurs maris suivant leurs goûts : chacune d’elles devait avoir en dot la moitié de la fortune de son père. Courtisée pour sa beauté par le comte de Restaud, Anastasie avait des penchants aristocratiques qui la portèrent à quitter la maison paternelle pour s’élancer dans les hautes sphères sociales. Delphine aimait l’argent : elle épousa Nucingen, banquier d’origine allemande qui devint baron du Saint-Empire. Goriot resta vermicellier. Ses filles et ses gendres se choquèrent bientôt de lui voir continuer ce commerce, quoique ce fût toute sa vie. Après avoir subi pendant cinq ans leurs instances, il consentit à se retirer avec le produit de son fonds, et les bénéfices de ces dernières années ; capital que madame Vauquer, chez laquelle il était venu s’établir, avait estimé rapporter de huit à dix mille livres de rente. Il se jeta dans cette pension par suite du désespoir qui l’avait saisi en voyant ses deux filles obligées par leurs maris de refuser non seulement de le<br>prendre chez elles, mais encore de l’y recevoir ostensiblement.<br>Ces renseignements étaient tout ce que savait un monsieur Muret sur le compte du père Goriot, dont il avait acheté le fonds. Les suppositions que Rastignac avait entendu faire par la duchesse de Langeais se trouvaient ainsi confirmées. Ici se termine l’exposition de cette obscure, mais effroyable tragédie parisienne.<br><br></p>
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		<title>
  Les Souffrances du jeune Werther &#8211; Goethe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:38:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[Avant-hier le médecin vint de la ville voir le bailli. Il me trouva à terre, entouré des enfants de Charlotte. Les uns grimpaient sur moi, les autres me pinçaient ; moi, je les chatouillais, et tous ensemble nous faisions un bruit épouvantable.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p>29 juin.<br>Avant-hier le médecin vint de la ville voir le bailli. Il me trouva à terre, entouré des enfants de Charlotte. Les uns grimpaient sur moi, les autres me pinçaient ; moi, je les chatouillais, et tous ensemble nous faisions un bruit épouvantable. Le docteur, véritable poupée savante, toujours occupé, en parlant, d’arranger les plis de ses manchettes et d’étaler un énorme jabot, trouva cela au-dessous de la dignité d’un homme sensé. Je m’en aperçus bien à sa mine. Je n’en fus point déconcerté. Je lui laissai débiter les choses les plus profondes, et je relevai le château de cartes que les enfants avaient renversé. Aussi, de retour à la ville, le docteur n’a-t-il pas manqué de dire à qui a voulu l’entendre que les enfants du bailli n’étaient déjà que trop mal élevés ; mais que ce Werther achevait maintenant de les gâter tout à fait.<br>Oui, mon ami, c’est aux enfants que mon cœur s’intéresse le plus sur la terre. Quand je les examine, et que je vois dans ces petits êtres le germe de toutes les vertus, de toutes les facultés qu’ils auront si grand besoin de développer un jour ; quand je découvre dans leur opiniâtreté ce qui deviendra constance et force de caractère ; quand je reconnais dans leur pétulance et leurs espiègleries même l’humeur gaie et légère qui les fera glisser à travers les écueils de la vie ; et tout cela si franc, si pur !&#8230; alors je répète sans cesse les paroles du Maître : Si vous ne devenez semblable à l’un d’eux. Et cependant, mon ami, ces enfants, nos égaux, et que nous devrions prendre pour modèles, nous les traitons comme nos sujets !&#8230; Il ne faut pas qu’ils aient des volontés !&#8230; N’avons-nous pas les nôtres ? Où donc est notre privilège ? Est-ce parce que nous sommes plus âgés et plus sages ? Dieu du ciel ! tu vois de vieux enfants et de jeunes enfants, et rien de plus ; et depuis longtemps ton Fils nous a fait connaître ceux qui te plaisent davantage. Mais ils croient en lui et ne l’écoutent point (c’est encore là une ancienne vérité), et ils rendent leurs enfants semblables à eux-mêmes, et&#8230;. Adieu, Wilhelm ; je ne<br>veux pas radoter davantage là-dessus.</p>
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		<title>
  Les Mystères du château d&#8217;Udolphe &#8211; Ann Radcliffe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:36:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[Une fille était désormais son unique enfant. Il veilla sur le développement de son caractère, et travailla sans relâche à la maintenir dans les dispositions les plus propres au bonheur. Elle avait annoncé, dès ses premiers ans, une rare délicatesse d’esprit...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Les Mystères du château d&rsquo;Udolphe est un roman gothique de l’écrivaine Ann Radcliffe (1764 – 1823)</em></p>



<p><em>Le roman gothique ou « roman noir » est né en Angleterre dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Dans ces romans, on trouve des fantômes, des personnages terrifiants, de la peur, de l&rsquo;horreur&#8230; </em></p>



<p>Une fille était désormais son unique enfant. Il veilla sur le développement de son caractère, et travailla sans relâche à la maintenir dans les dispositions les plus propres au bonheur. Elle avait annoncé, dès ses premiers ans, une rare délicatesse d’esprit, des affections vives, et une facile bienveillance ; mais on pouvait distinguer néanmoins une susceptibilité<a></a> trop grande pour comporter une paix durable. En avançant vers la jeunesse, cette sensibilité donna un tour réfléchi à ses pensées, une douceur à ses manières, qui ajoutaient la grâce à la beauté, et la rendaient bien plus intéressante aux personnes douées d’une disposition analogue. Mais Saint-Aubert avait trop de bon sens pour préférer un charme à une vertu ; il avait assez de pénétration pour juger combien ce charme était dangereux à celle qui le possédait, et il ne pouvait s’en applaudir. Il tâcha donc de fortifier son caractère, de l’habituer à dominer ses penchants ; et à se maîtriser elle-même ; il lui apprit à retenir le premier mouvement, et à supporter de sang-froid les innombrables contrariétés de la vie. Mais pour lui apprendre à se contraindre, à se donner cette dignité calme qui peut seule contrebalancer les passions et nous élever au-dessus des événements et des disgrâces, lui-même avait besoin de quelque courage, et ce n’était pas sans effort qu’il paraissait voir tranquillement les larmes, les petits chagrins, que sa prévoyante sagacité occasionnait quelquefois à Émilie.<a></a><br>Émilie ressemblait à sa mère. Elle avait sa taille élégante, ses traits délicats ; elle avait comme elle des yeux bleus, tendres et doux ; mais quelque beaux que fussent ses traits, c’était surtout l’expression de sa physionomie, mobile comme les objets dont elle était affectée, qui donnait à sa figure un charme irrésistible.<a></a><br>Saint-Aubert cultiva son esprit avec un extrême soin. Il lui donna un aperçu des sciences, et une exacte connaissance de la meilleure littérature. Il lui montra le latin et l’italien, désirant surtout qu’elle pût lire les poèmes sublimes écrits dans ces deux langues. Elle annonça, dès les premières années, un goût décidé pour les ouvrages de génie, et c’était un principe pour Saint-Aubert de multiplier ses moyens de jouissances. Un esprit cultivé, disait-il, est le meilleur préservatif contre la contagion des folies et du vice. Un esprit vide a toujours besoin d’amusements, et se plonge dans l’erreur pour éviter l’ennui. Le mouvement des idées fait de la réflexion une source de plaisirs, et les observa<a></a>tions fournies par le monde lui-même compensent les dangers des tentations qu’il offre. La méditation et l’étude sont nécessaires au bonheur, soit à la campagne, soit à la ville. À la campagne, elles préviennent les langueurs d’une indolente apathie, et ménagent de nouvelles jouissances dans le goût et l’observation des grandes choses ; à la ville, elles rendent la dissipation moins nécessaire, et par conséquent, moins dangereuse.</p>
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		<title>
  Le Prophète &#8211; Khalil Gibran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:34:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><em>Le thème de ce livre&nbsp;: un prophète&nbsp;fait ses adieux à son peuple, qui lui demande de les éclaircir encore sur divers sujets&nbsp;: l’amour, le mariage, le temps, la nourriture, la prière, la mort… et ce passage à propos des enfants…</em></p>



<p><a></a>Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit, Parlez-nous des Enfants.<br>Et il dit :<br>Vos enfants ne sont pas vos enfants.<br>Ils sont les fils et les filles de l&rsquo;appel de la Vie à la Vie.<br>Ils viennent à travers vous mais non de vous.<br>Et bien qu&rsquo;ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.<br>Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.<br>Car ils ont leurs propres pensées.<br>Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.<br>Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.<br>Vous pouvez vous efforcer d&rsquo;être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.<br>Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s&rsquo;attarde avec hier.<br>Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.<br>L&rsquo;Archer vise la cible sur le chemin de l&rsquo;Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.<br>Que la tension que vous donnez par la main de l&rsquo;Archer vise la joie.<br>Car de même qu&rsquo;Il aime la flèche qui vole, Il aime également l&rsquo;arc qui est stable.</p>
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		<title>
  Emile ou de l&#8217;éducation – Jean-Jacques Rousseau</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Classiclass]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Mar 2023 14:44:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les Enfants]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a un excès de rigueur et un excès d’indulgence, tous deux également à éviter. Si vous laissez pâtir les enfants, vous exposez leur santé, leur vie, vous les rendez actuellement misérables ; si vous leur épargnez avec trop de soin toute espèce de mal être, vous leur préparez de grandes misères...]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div id="bsf_rt_marker"></div>
<p><strong><em>Dans ce livre, le philosophe Jean-Jacques Rousseau expose ses principes de l’éducation de la petite enfance, de l’adolescence et jusqu’à l’âge adulte.</em></strong></p>



<p>Il y a un excès de rigueur et un excès d’indulgence, tous deux également à éviter. Si vous laissez pâtir les enfants, vous exposez leur santé, leur vie, vous les rendez actuellement misérables ; si vous leur épargnez avec trop de soin toute espèce de mal être, vous leur préparez de grandes misères, vous les rendez délicats, sensibles, vous les sortez de leur état d’hommes dans lequel ils rentreront un jour malgré vous. Pour ne les pas exposer à quelques maux de la nature, vous êtes l’artisan de ceux qu’elle ne leur a pas donnés. Vous me direz que je tombe dans le cas de ces mauvais pères, auxquels je reprochais de sacrifier le bonheur des enfants à la considération d’un temps éloigné qui peut ne jamais être.<br>Non pas : car la liberté que je donne à mon Élève le dédommage amplement des légères incommodités auxquelles je le laisse exposé. Je vois de petits polissons jouer sur la neige, violets, transis, et pouvant à peine remuer les doigts. Il ne tient qu’à eux de s’aller chauffer, ils n’en font rien ; si on les y forçait, ils sentiraient cent fois plus les rigueurs de la contrainte, qu’ils ne sentent celles du froid. De quoi donc vous plaignez-vous ? Rendrai-je votre enfant misérable en ne l’exposant qu’aux incommodités qu’il veut bien souffrir ? Je fais son bien dans le moment présent en le laissant libre, je fais son bien dans l’avenir en l’armant contre les maux qu’il doit supporter. S’il avait le choix d’être mon Élève ou le vôtre, pensez-vous qu’il balançât un instant ?<br>Concevez-vous quelque vrai bonheur possible pour aucun être hors de sa constitution ? et n’est-ce pas sortir l’homme de sa constitution, que de vouloir l’exempter également de tous les maux de son espèce ? Oui, je le soutiens ; pour sentir les grands biens, il faut qu’il connaisse les petits maux ; telle est sa nature. Si le physique va trop bien, le moral se corrompt. L’homme qui ne connaîtrait pas la douleur, ne connaîtrait ni l’attendrissement de l’humanité, ni la douceur de la commisération ; son cœur ne serait ému de rien, il ne serait pas sociable, il serait un monstre parmi ses semblables.<br>Savez-vous quel est le plus sûr moyen de rendre votre enfant misérable ? C’est de l’accoutumer à tout obtenir ; car ses désirs croissant incessamment par la facilité de les satisfaire, tôt ou tard l’impuissance vous forcera malgré vous d’en venir au refus, et ce refus inaccoutumé lui donnera plus de tourment que la privation même de ce qu’il désire. D’abord il voudra la canne que vous tenez ; bientôt il voudra votre montre ; ensuite il voudra l’oiseau qui vole ; il voudra l’étoile qu’il voit briller ; il voudra tout ce qu’il verra : à moins d’être Dieu, comment le contenterez-vous ?<br>C’est une disposition naturelle à l’homme de regarder comme sien tout ce qui est en son pouvoir. En ce sens le principe de Hobbes est vrai jusqu’à certain point ; multipliez avec nos désirs les moyens de les satisfaire, chacun se fera le maître de tout. L’enfant donc qui n’a qu’à vouloir pour obtenir se croit le propriétaire de l’Univers ; il regarde tous les hommes comme ses esclaves : et quand enfin l’on est forcé de lui refuser quelque chose ; lui, croyant tout possible quand il commande, prend ce refus pour un acte de rébellion ; toutes les raisons qu’on lui donne dans un âge incapable de raisonnement ne sont à son gré que des prétextes ; il voit partout de la mauvaise volonté : le sentiment d’une injustice prétendue aigrissant son naturel, il prend tout le monde en haine, et sans jamais savoir gré de la complaisance, il s’indigne de toute opposition.<br>Comment concevrais-je qu’un enfant ainsi dominé par la colère, et dévoré des passions les plus irascibles, puisse jamais être heureux ? Heureux, lui ! c’est un Despote ; c’est à la fois le plus vil des esclaves et la plus misérable des créatures. J’ai vu des enfants élevés de cette manière, qui voulaient qu’on renversât la maison d’un coup d’épaule ; qu’on leur donnât le coq qu’ils voyaient sur un clocher ; qu’on arrêtât un Régiment en marche pour entendre les tambours plus longtemps, et qui perçaient l’air de leurs cris, sans vouloir écouter personne, aussitôt qu’on tardait à leur obéir. Tout s’empressait vainement à leur complaire ; leurs désirs s’irritant par la facilité d’obtenir, ils s’obstinaient aux choses impossibles, et ne trouvaient partout que contradictions, qu’obstacles, que peines, que douleurs. Toujours grondants, toujours mutins, toujours furieux, ils passaient les jours à crier, à se plaindre. Étaient-ce là des êtres bien fortunés ? La faiblesse et la domination réunies n’engendrent que folie et misère. De deux enfants gâtés, l’un bat la table, et l’autre fait fouetter la mer ; ils auront bien à fouetter et à battre avant de vivre contents.<br>Si ces idées d’empire et de tyrannie les rendent misérables dès leur enfance, que sera-ce quand ils grandiront, et que leurs relations avec les autres hommes commenceront à s’étendre et se multiplier ? Accoutumés à voir tout fléchir devant eux, quelle surprise en entrant dans le monde de sentir que tout leur résiste, et de se trouver écrasés du poids de cet Univers qu’il pensaient mouvoir à leur gré !</p>



<p>Leurs airs insolents, leur puérile vanité, ne leur attirent que mortifications, dédains, raille-<br>ries ; ils boivent les affronts comme l’eau ; de cruelles épreuves leur apprennent bientôt qu’ils ne connaissent ni leur état ni leurs forces ; ne pouvant tout, ils croient ne rien pouvoir : tant d’obstacles inaccoutumés les rebutent, tant de mépris les avilissent ; ils deviennent lâches, craintifs, rampants, et retombent autant au-dessous d’eux-mêmes, qu’ils s’étaient élevés au-dessus.</p>



<p></p>
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